Souvenir du futur.

Souvenir du futur.


Au final, entrer en terminale ça n'avait été qu'entendre à nouveau les oiseaux dehors alors qu'on est en classe. Quelques phrases neuves chuchotées entre deux prises de notes. Un cartable, voir deux que l'on alterne, avec un sourire discret le jour du changement. On se colore les cheveux en brun, en blond, en noir peut-être, ça n'a plus d'importance maintenant qu'on est grand. Notre cerveau est gonflé, fatigué par les phrases de philosophie et les conclusions hâtives sur Les Liaisons Dangereuses (où l'on fantasme sur Valmont sans un mot puisqu'il est de notoriété publique qu'on ne doit pas l'aimer). Le mp3 enfoncé dans les oreilles, tout tourne autour de nous comme l'avenir qu'ils nous promettent, ceux qui l'ont déjà réussi. « Vous pourrez rentrer jusqu'à 36 choix. » 3- choix, 36 vies qui n'attendent qu'un Bac pour commencer. Littéraire, Scientifique, Économique et Social, de grands mots, de grands noms qui vous placent devant des professeurs tout sourire, prêts à vous arracher le dernier de vos efforts. Voilà, comme disait Anouilh, il semble que tout ait déjà été joué, et qu'il n'y a plus qu'à attendre qu'arrive l'incommensurable. D'ailleurs on ne parle plus que par initiales, comme si les sons entiers pouvaient nous écorcher. Un avenir à demi-mots, alors, voilà votre héritage ? À demi-mots comme ces conversations de classe, à demi-mots comme un mensonge peut-être. En quand on est fatigué d'avoir trop espéré d'être un autre, un grand, on tourne la tête et on écoute les oiseaux dehors, alors qu'on est en classe. Au final, entrer en terminale ça n'avait été rien de nouveau. Rien de nouveau.
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 12:22

Ce que la bouche s'accoutume à dire, le coeur s'accoutume à le croire. Baudelaire.

Ce que la bouche s'accoutume à dire, le coeur s'accoutume à le croire.  Baudelaire.
J'essaie de reprendre mon souffle, mais lorsque je me cache sous les couvertures pour pleurer, la vie s'étrangle doucement, doucement... Cette douleur incessante, fluctuante, s'approche et danse, dévêtue de tout complexe, me hante lorsqu'elle a le mal du pays. Expulsion. Ce mot fait couler la bave le long de mes lèvres qui n'ont plus en bouche que le goût des larmes diluviennes lorsque viennent le soir ou les jours de pluie. Je veux la rendre orpheline, l'assassiner une fois pour toute. Combien de temps. Combien de temps faudra-t-il pour la convaincre de se taire, de m'épargner, de me laisser une chance de survie et de laisser l'autre s'échapper, sans devenir folle. Pourquoi ces réminiscences, cette inconstance, ce mépris de l'autre, cette envie de faire mal parce qu'on a soi-même souffert. Que faut-il pour briser le mur et passer de l'autre côté, là enfin où l'hystérie s'évapore et le temps fleure bon le pardon. C'est si facile. Si facile quand tout va bien, les jours de lucidité et de relativisme, quand vous vous levez le matin et que vous sentez qu'il n'y a aucune raison d'être ainsi, démuni, affaibli, sans perspective. Ce sont ces matins pleins d'optimisme et de charme, qui font bien d'exister pour vous permettre de vous relever, même trop rares, ils persistent. Et puis il arrive que vous simuliez le bonheur, dans la rue, un sourire surgissant à l'improviste, vous vous dites que ça y est, que vous touchez du doigt ce petit quelque chose qui... Et cet espoir niais, indicible, sans fondement, plein de naïveté, qui débecte l'autre et vous pousse à vivre. Et cet espoir fou, d'avoir une autre chance, dans cette autre vie, où vous serez un(e) autre qu'aujourd'hui. Il existe mille vies, mille espoirs, mille raisons d'être, mille demains, un seul aujourd'hui, un seul passé, truffés de tristesse, la seule et même tristesse, dont vous êtes fucking dépendant. Je ris, je pleure, je vis, j'espère, je vomis sur le bien, le mal, les deux qui se confondent. Je n'ai pas de réponse. Je suis étrangère à ma vie et j'avance les bras tendus vers un ciel sans couleur.
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 10:43

Si je dois fermer les yeux ..

< Le temps passe, passe, passe & beaucoup de choses ont changé.
Qui aurait pu s'imaginer que le temps se serait si vite écoulé ?
On fait le bilan, calmement, se remémore chaque instant,
par les vieilles histoires d'avant comme si on avait 50 ans. >



Au fond, Ils me manquent terriblement. <3


Vivi ©
Si je dois fermer les yeux ..

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 14:48

« Lire Voltaire c'est comme fumer un joint. T'es pas dans la Réalité. »

  « Lire Voltaire c'est comme fumer un joint. T'es pas dans la Réalité. » ☮
Parce que chaque jour, Je les Aime davantage.


Ces quelques semaines de vacances en leur compagnie étaient tout simplement Magnifiques. Il y'a avait Eux, & Nous. Et puis c'est tout.
Alexis Combe. James Sawyer. Matthieu Morel. Remy Millon. Lucas Bouvy. Vladimir Tarassof.

# Posté le mardi 01 septembre 2009 19:24

Modifié le jeudi 03 septembre 2009 13:00

Voltaire a dit : « Certains n'emploient les paroles que pour déguiser leurs pensées . »

Voltaire a dit : « Certains n'emploient les paroles que pour déguiser leurs pensées . »
C'est mignon, les premiers regards, les premiers mots doux, les yeux qui brillent et le c½ur qui bat anormalement. C'est joli, c'est tout rose, c'est rempli d'amour et les sentiments nous submergent .C'est la que les premières faiblesses apparaissent. Et les gens ne comprennent pas pourquoi, mais c'est parce que c'est lui, parce que c'est moi. Parce que je suis cette fille au mal de vivre qu'on a déjà trop entendu, parce qu'il est ce garçon qui traine dans les rues. Parce que c'est nous, mais que personne ne le voit. Parce qu'en nous tout sonne comme une évidence. C'est notre moitié, notre amour, notre vie, notre tout qui s'envole un peu trop vite à notre gout. Les nuits sont agitées, on ne trouve pas le sommeil. On cherche une main à tenir, des bras pour se blottir, mais rien, le vide .. Il manque une présence mais c'est comme si rien n'avait jamais existé. On regarde les photos, on écoute les musiques, on relit les messages mais rien n'y fait, c'est toujours le vide que rien ne comblera.


# Posté le lundi 24 août 2009 08:17